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Loi Jeanbrun Paris Chiffrer mon projet

Après les 9 ans : garder, louer encore ou vendre, vous choisissez

Les 9 ans passent, et un jour la question se pose : et ensuite ? La bonne nouvelle, c'est que vous gardez la main. Continuer à louer, profiter du bien, ou le vendre : voyons chaque option, ce qu'elle apporte et comment la préparer dès maintenant.

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Les 9 ans d'engagement Jeanbrun passent, et un jour la question se pose : que faire ensuite ? La bonne nouvelle, c’est que vous gardez le choix. Continuer à louer, profiter du bien ou le vendre : voyons ensemble chaque option, ce qu’elle apporte et comment s’y préparer dès maintenant.

Les 9 ans écoulés : ce qui change et ce qui ne change pas

À l’issue des 9 ans d’engagement, deux choses importantes évoluent :

Un engagement qui se prépare dans le temps
  • Vous n’êtes plus tenu par les conditions de location (loyer plafonné, résidence principale du locataire, location nue).
  • Le dispositif Jeanbrun ne s’applique plus automatiquement à votre déclaration fiscale.

Ce qui ne change pas, en revanche, c’est votre statut de propriétaire. Vous conservez tous les droits sur votre bien : décider de sa destination, choisir votre mode de gestion, ou fixer librement le loyer si vous continuez à le louer.

Il n’y a pas de formalité particulière à accomplir au bout de 9 ans. Pas de déclaration spécifique, pas de document à envoyer. C’est simplement une étape où vos options s’élargissent.

Un engagement clair, mais pas une prison. Le dispositif est pensé pour accompagner un projet de long terme, sans enfermer. Les 9 ans sont un cadre, pas une contrainte définitive. Une fois cette période passée, vous reprenez la main.

Garder et continuer à louer : l'amortissement peut continuer

Si vous souhaitez poursuivre la location, sachez que l’amortissement peut se prolonger. Tant que le bien reste loué nu, vous pouvez continuer à amortir une partie du prix d’achat, dans la limite de 80 % du montant initial.

Cela signifie que même après les 9 ans, vous pouvez toujours réduire vos revenus fonciers imposables grâce à cette déduction. C’est particulièrement intéressant si vous êtes encore soumis à un crédit immobilier ou si vous voulez maintenir un complément de revenus stable.

Par exemple, prenons Thomas, 42 ans, cadre. Il a investi dans un T2 à Limay via le Jeanbrun. Après 9 ans, son crédit n’est pas encore terminé. En continuant à louer et à amortir, il diminue son impôt sur les revenus locatifs, ce qui allège sa charge mensuelle. Et quand le crédit sera fini, ses loyers deviendront un vrai complément de revenus — environ 590 € par mois, après charges et impôts.

Votre projet

Formule
€

Prix TTC (TVA 20 %), hors frais de notaire

m²
Tranche marginale d’imposition

Financement (facultatif)

€
%
Économie d’impôt estimée par an—soit — sur — ans
Amortissement déductible
—
Loyer maximal mensuel
—
Effort d’épargne mensuel
—

Les hypothèses du calcul

Simulation indicative et non contractuelle, établie avec les barèmes 2026. Elle ne constitue ni un conseil fiscal ni une offre de crédit.

Ces chiffres correspondent-ils à un lot réel ? Un conseiller refait le calcul avec votre situation.

Être rappelé avec ma simulation

Garder pour soi ou pour ses proches

Une autre possibilité : occuper vous-même le logement, ou l’offrir à un membre de votre famille. C’est une belle manière de concrétiser un projet personnel ou familial.

Peut-être rêvez-vous d’un pied-à-terre en Île-de-France à la retraite ? Ou souhaitez-vous aider un enfant à s’installer ? Ce bien peut devenir ce lieu de vie simple et accessible.

Dans ce cas, le bien sort du parc locatif. L’amortissement cesse, car il n’y a plus de revenus fonciers. Mais cela n’a aucun impact fiscal négatif. Vous passez simplement d’un usage locatif à un usage privé.

Sophie et Karim, parents de deux enfants, ont fait ce choix avec leur appartement à Quincy-sous-Sénart. Ils ont commencé par le louer via le Jeanbrun. Dans quelques années, ils envisagent de le proposer à leur aîné pour son premier chez-soi. Un patrimoine utile, transmis en douceur.

Vendre : comment se calcule la plus-value

Vendre le bien est une option tout à fait naturelle. Elle permet de réaliser une plus-value et de libérer du capital pour un nouveau projet.

Résidence Clos Montbarbin à Crécy-la-Chapelle, vue 4
Résidence Clos Montbarbin à Crécy-la-Chapelle (77) · voir la fiche de la résidence

Attention toutefois : la base de calcul de la plus-value est modifiée par les amortissements déduits. Concrètement, le prix d’acquisition retenu par l’administration est minoré de la somme totale des amortissements que vous avez déduits au fil des ans.

Prenons un exemple chiffré :

  • Achat : 200 000 €
  • Amortissements cumulés sur 12 ans : 60 000 €
  • Prix d’acquisition retenu : 140 000 €
  • Vente à 280 000 € → Plus-value brute : 140 000 €

La plus-value est assujettie à l'impôt sur le revenu (19 %) ainsi qu'aux prélèvements sociaux (17,2 %), bénéficiant toutefois d'abattements liés à la durée de détention : suppression intégrale de l'impôt sur le revenu passé 22 ans de détention, et des prélèvements sociaux au terme de 30 ans.

En d’autres termes, plus vous gardez le bien longtemps après les 9 ans, plus vous bénéficiez d’abattements. Vendre trop tôt coûte cher. Mais attendre, c’est optimiser.

Calcul de la plus-value = Prix de vente – (Prix d’achat – Amortissements déduits)

Choisir selon son projet de retraite

La décision de garder, louer ou vendre doit s’animer par votre projet de vie, pas seulement par des chiffres.

Si vous préparez activement votre retraite, comme Nadia, 52 ans, cadre à 41 % d’impôt, continuer à percevoir un loyer peut être idéal. Son T2 à Arpajon lui rapportera environ 574 € par mois une fois le crédit remboursé. Un filet de sécurité tranquille.

Si vous avez déjà d’autres sources de revenus, vendre pour consolider votre épargne ou investir ailleurs peut avoir du sens.

Et si vous pensez à vos enfants, comme Sophie et Karim, transmettre le bien — par donation ou succession — est une forme de transmission concrète, sans passer par la vente.

Chaque profil appelle une réponse différente. L’essentiel est d’avoir vu venir cette échéance.

Préparer cette échéance dès aujourd'hui

On ne pense pas toujours à ce qui arrive après les 9 ans. Pourtant, anticiper simplifie tout.

Voici trois étapes simples :

  1. Tenez un suivi régulier de vos amortissements annuels. Votre comptable ou conseiller peut vous fournir ce détail chaque année.
  2. Projetez-vous : où serez-vous dans 10 ou 15 ans ? Retraité ? Besoin d’un bien plus grand ou plus petit ? Ces questions aident à orienter le choix.
  3. Consultez un conseiller quelques mois avant la fin des 9 ans. Il peut vous aider à comparer les scénarios : garder, vendre, transmettre.

Vous n’êtes pas seul face à cette décision. Des outils existent pour l’envisager sereinement.

80 %du prix pouvant être amorti
19 % + 17,2 %prélèvements sur la plus-value
22 / 30 ansabattements IR / PS

Et si je vends avant les 9 ans ?

En cas de vente anticipée, les amortissements déduits doivent être réintégrés dans votre revenu imposable, année par année, via le système du quotient. Cela peut entraîner une forte augmentation d’impôt. C’est pourquoi on recommande fortement d’attendre les 9 ans complets.
Le Jeanbrun, c’est un départ, pas une fin. Ce dispositif vous aide à poser un acte patrimonial solide. Ce que vous en faites après dépend de vous, de votre évolution, de vos envies. L’important, c’est d’avoir commencé.

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